Artaïs
nous a proposé le
samedi 28 février
une Escapade parisienne
dans
4 galeries du 13 ème arrondissement
Espace Béton salon:
"Farenheit 451", en
présence de l'artisteThu VanTran, une exposition
personnelle avec la participation de Chi Waï Ng et
Didier Rittener
Le
projet consiste en l’adaptation d’un roman d’anticipation
écrit par Ray Bradbury en 1953, Fahrenheit 451,
en une exposition. Celle-ci s’efforcera de retranscrire
le récit en expériences et d’en dégager
les principaux enjeux. Dans une société future
où il est interdit de lire, où l’on
brûle les livres qui sont découverts, les gens
qui veulent les sauver les apprennent par coeur. À
l’image de cet état de fait, la confrontation
entre censure et résistance, l’incarnation
d’une esthétique visionnaire ou encore la langue
comme force combative, seront matérialisées
au sein des oeuvres proposées dans l’exposition.
Cacher un livre, mémoriser son contenu
lorsqu’il n’y a plus de supports possibles,
garder la parole comme forme de survie, la transmission
comme fondatrice d’un avenir collectif, sont les actes
quasi-désespérés du roman. Dès
lors, son adaptation est motivée par la dimension
héroïque et dramatique du sujet, dont la teneur
politique tient en sa prophétie d’un monde
sans liberté ni libre-arbitre et son évocation
directe à certains événements de l’histoire,
guerre et autodafé passés.
L’intérêt
de l’artiste pour la science-fiction n’est pas
particulier, c’est en revanche l’effort d’anticipation
fourni par le genre qui retient son attention. En effet,
le texte d’anticipation nous restitue l’expérience
de notre présent en le représentant comme
déjà passé, nous demandant de l’appréhender
comme histoire d’une chose encore à venir et
qui nous est contée à cet instant. C’est
sur ce mode que l’artiste tentera d’investirl’espace
d’exposition, en lui prêtant un format dans
lequel les notions de durée et d’origine prendront
place.
Pour
ce projet, l’artiste a souhaité initier l’intervention
d’un graphiste designer originaire de Hong Kong, Chi
Waï Ng, en lui confiant la matérialisation d’une
identité visuelle graphique et narrative, ainsi que
l’intervention de l’artiste suisse Didier Rittener,
sur la question de l’autodafé.
Galerie
Air de Paris:
I'm
Not You, Josh Smith
Josh
Smith utilise les lettres de son nom comme prétexte
et motif à peindre. Travaillant le plus souvent sur
toile ou panneau de bois, mêlant peintures et collages
de photocopies et de posters, Josh Smith interroge la notion
d'authenticité et la mythologie de l'artiste. La
répétition systématique, manuelle ou
bien mécanique, de ce nom le vide de sens et le transforme
en signifiant générique. Josh Smith peut ainsi
expérimenter plus librement à partir de références
artistiques telles que l'expressionnisme, le pop art ou
la "bad painting". Sa pratique, que l'on peut
rapprocher de celle d'Albert Oehlen ou de Martin Kippenberger,
met en jeu la matérialité et le formalisme
à travers une approche prolifique et ludique.
Riley
Optimism,
Angela Bulloch
L'oeuvre d'Angela Bulloch
se compose d'objets et d'images, de lumière et de
mouvement, de couleurs, de sons, de textes. Hybrid Song
Box.4(2008) est constitué de quatre cubes sonores
et lumineux. Cet hybride est le dernier développement
de ses Pixel Boxes. L'écran aux couleurs unies et
changeantes est ici remplacé par une surface de contreplaqué
percé de trous en référence à
la composition de cercles noirs sur fond blanc White Disks
1(1964), une peinture de l'Op-artiste Bridget Riley. Les
quatre cubes évoquent également les formes
minimales d'une oeuvre de Donald Judd. Ils fonctionnent
comme des haut-parleurs et diffusent un morceau composé
et joué par David Grubbs, qui a donné son
titre à l'installation.
Jousse entreprise:
Le Songe d’une
nuit d’hiver,
Thomas Grünfeld, Florence Doléac, Kishin,
Shinoyama, Frank Perrin, Arno Nollen, Louidgi Beltrame,
Julien Prévieux et Atelier Van Lieshout
L’exposition «
Le Songe d’une nuit d’hiver »
présente une sélection d’oeuvres pour
la plupart récentes d’artistes de la galerie.
Elle crée un temps suspendu entre imaginaire et réalité,
juste à l’aube de l’éveil. Rêves
chimériques, romantiques, utopiques ou politiques
se rencontrent et se mélangent pour former au final
un rêve collectif.
Naufragé
sur un lit de moquette de Florence Doléac est un
dispositif de repos collectif à positions multiples,
constitué d’un ensemble de boules d’air
aux dimensions variables, maintenues par une housse de laine
tissée ; le motif écossais pixellisé
évoque une allégorie numérique de la
belle bleue tourmentée.
Les contours souples d’une tielle (spécialité
culinaire sétoise, tourte à base de poulpe,
de tomate et d’épices) géante peut sauver
une dizaine de naufragés. Dans la vidéo Les
Dormeurs de Louidgi Beltrame, douze jeunes gens sont invités
à dormir dans les coffres de la Former Bank of Japan
d’Hiroshima un des rares bâtiments qui ait résisté
à la déflagration de la bombe atomique.
Dans cet espace souterrain, silencieux comme un caisson
d’isolation sensoriel, le rêve individuel se
convertit en un songe collectif et déplace la symbolique
du bâtiment. Est-ce que ce sont les dormeurs qui rêvent
ou sont-ils rêvés par cette structure de béton
brut qui attend sous la pluie tropicale ?
Dans
le paradoxe entre leur apparence familière et leur
inadéquation à notre expérience vécue,
les Misfits de Thomas Grünfeld instaurent une dialectique
du réel et de l’imaginaire. Ils sont propres
à ébranler nos certitudes assurées
et rassurantes sur une quelconque détermination de
la réalité.
Peut-être
sont-ils la matérialisation des songes de cette jeune
fille endormie qu’a photographié l’artiste
néerlandais Arno Nollen ?
Une
multitude d’interrogations se bousculent aussi devant
cette femme vêtue de bleu photographiée par
Frank Perrin, qui surgit d’un néant pour se
diriger vers un autre plus qu’incertain et mystérieux.
Quant
à l‘artiste japonais Kishin Shinoyama, depuis
quatre décennies, il dresse son regard, insuffle
ses fondements, dompte l’évolution du temps.
Ici sont présentés deux portraits du très
fameux acteur de kabuki Tamasaburo Bando, dont il est le
photographe officiel depuis trente ans.
Les
deux dessins Mystère et Dès que je parle de
Julien Prévieux apparaissent comme des signes en
suspens, noirs sur fond blanc. Ces annotations anonymes
ont été prélevées minutieusement
dans des livres déjà parcourus et investis.
Reprenant les traces laissées par des inconnus, l’artiste
les reproduit. Déplacés, lignes et mots sont
détournés ouvrant ainsi de nouvelles perspectives.
Hors contexte, de telles indications semblent devenir autre.
Enfin,
Atelier Van Lieshout propose un lit majuscule avec nourriture,
alcool, armes, télévision et bibliothéque,
conçu pour six personnes. C’est ce qu’illustre
le dessin utopique Commune Bed datant de 1999, réalisé
juste avant la création de l’Etat indépendant
Avl Ville, dans le port de Rotterdam.
Galerie Suzanne Tarasiève :
12
34 YF, Tobias
Lehner
Les peintures
abstraites de Tobias Lehner sont composées de motifs
géométriques qui s’accumulent à
la surface de la toile. Les strates contribuent à
dynamiser l’espace de la toile, à lui donner
un rythme propre. Il s'y opère un jeu subtil d’oppositions,
une tension tout en harmonie, un ordre chaotique.
12 34 YF est une substance chimique qui est utilisée
dans l'air conditionné des voitures allemandes, même
si le gouvernement européen a interdit ce fluide
chimique .