Artaïs
nous a proposé le samedi 17 janvier
2009 une petite Escapade
parisienne en deux temps:
- pour voir une jeune galerie : le DIX9
- et l'expo actuelle de la galerie Les Filles du Calvaire
Le programme:
14h30
: Rendez-vous dans la galerie DIX9, 19 rue des Filles du Calvaire
(à 2 mn du métro Filles du Calvaire)
15h30
: Galerie Les Filles du Calvaire, au n° 17
1) CHAMPS
D'ABONDANCE
La GALERIE DIX9 laisse carte blanche à
huit jeunes artistes issus des Beaux-Arts de Paris pour la
conception et la réalisation d'une exposition.
Menant une recherche collective autour du thème de
l’abondance, ils souhaitent mettre à l’épreuve
du monde actuel un imaginaire culturel qui traverse l’histoire
de l’art depuis Sumer.
Photographies, sculptures et textes rendent compte dans l’exposition
de la diversité de leurs intérêts et de
leurs approches.
Champs
d'abondance
est une proposition collective de Madeleine Bernardin Sabri,
Florian Fouché, Adrien Malcor, Anaïs Masson, Marie
Preston, Maxence Rifflet, Claire Tenu et Antoine Yoseph.
2) GALERIE
FILLES DU CALVAIRE
Métrique 4 [lignes] (provisoirement 5, 7…)
La
galerie Les filles du calvaire présente un nouvel ensemble
de peintures de Dominique Gauthier, Les
Oratorios,
Dominique
Gauthier, peintre français revisite l’abstraction
structuraliste, depuis une vingtaine d’années.
En effet, depuis les Opéras des années 80, présentés
au Centre National d'art et de Culture Georges Pompidou, œuvres
découpées et déployées dans l’espace,
l’évolution formelle de son travail est très
importante. Dominique Gauthier s’est confronté
au champ délimité du tableau avec un format
de prédilection de deux mètres par deux, sorte
de norme qui ne l’écarte pas totalement du petit
format ou de la tentation monumentale, fréquente chez
lui. S’il s’impose le format, on peut retrouver
également, dans tout son travail, des signes, des formes
récurrentes, sorte de trames graphiques qu’il
rejoue différemment dans chaque série - chaque
tableau étant, quant à lui, une proposition
formelle d’un état de la pensée de l’artiste
exprimée dans un geste, telle la phrase d’une
composition plus globale. Pourtant ce travail est fondamentalement
divers et non répétitif. Dans un même
temps donné, il peut être violemment coloré,
très présent plastiquement comme dans les Contre-Raisons,
ou au contraire, peut être méditatif comme dans
les Hostinatos ou pure explosion comme dans les Orphiques.
L’œuvre est impressionnante pour ceux qui l’approchent
dans son entièreté. Elle marque par sa diversité,
et par sa richesse plastique. Le concept le plus proche, pour
la qualifier, serait l’infini, car elle s’inscrit
sans cesse dans une dynamique, dans le mouvement de la peinture
et dans son expressivité la plus intime. |