Artaïs a proposé de découvrir 4 nouvelles galeries du Marais le samedi 30 octobre 2010
la galerie Lucile Corty - 2 rue Borda- 75003 Paris
These are a few of my favorite things avec Roxane Borujerdi, David Ivar, Herman Dune, Marlie Mul, Emilie Pitois et Aurélien Porte, Thomas Schmidt, Pavel Strnad,
We Are The Painters.
Ouverte depuis près de trois ans, la galerie présente ici sa première exposition
de groupe autour des artistes de la programmation.
Il s’agit d'une présentation d'oeuvres souvent inédites laissant le spectateur
libre de les contempler dans leur singularité et de faire ou non des associations entre elles : les oeuvres pour les oeuvres.
New galerie 2 rue Borda- 75003 Paris
La Disparition, Kader Attia, Jonas Dahlberg, Leopold Kessler, Joachim Koester, Gregor Schneider
En présence du commissaire de l'exposition Corentin Hamel
L’exposition La Disparition rassemble des gestes artistiques concrets d’effacement. Plutôt qu’une ligne thématique, elle suit le jeu entre expression et absence. Ainsi, Kader Attia peint à grands traits sur des plaques cartonnées une Water Kaaba, un cube noir. L’eau met quelques secondes à s’imprimer ; à la fin de la vidéo, l’eau s’est évaporée. Leopold Kessler met un réverbère de la rue sous télécommande, permettant à la galerie de l’éteindre à sa guise. Jonas Dahlberg présente un diptyque exposant comment il a réorganisé la vie dans son apparte- ment hors de toute ligne de vue de ses voisins. Si des gestes tels creuser, graver, effacer sont « classiques », la nouvelle La Lettre volée d’Edgar Allan Poe peut servir de modèle à un type contemporain de disparition. Dans ce texte, un espion cache dans une ambassade une lettre volée. La police la recherche, investit l’ambassade, arrache murs et plafonds à la recherche d’une cachette. En vain. Dupin, l’ancêtre littéraire de Sherlock Hol- mes est appelé, et la retrouve. Elle était simplement posée sur un bureau, à la vue de tous, à l’en- vers. Au verso, une autre lettre y avait été manuscrite. Dans la vidéo Good Old Times, Leopold Kessler réactive une seule cheminée d’usine dans la région désindustrialisée de Biella, en Italie, comme une image fantôme de temps révolus. Joachim Koester produit à nouveau, avec le même cadrage et la même technique, la série Real Estate Opportunities d’Ed Ruscha qui documentait des terrains à construire à Los Angeles. La série de Joachim Koester, sous le nom Occupied Plots, Abandoned Futures, revisite simplement ces endroits de futurs poten- tiels, et ce qu’ils sont devenus. Les terrains aujourd’hui bâtis étant moins expressifs que les lots hier vacants.
L’exposition La Disparition met en regard l’intervention de chaque artiste, leur capacité à révéler une situation non par l’expression mais par un geste de retrait, à se fondre dans une situation com- plexe et à la modifier fortement par un geste simple qui se fond avec cette situation elle-même.
Galerie Magda Danysz - 78 rue Amelot - 75003 Paris
Hotel d’Erwin Olaf Inspirée de ses propres voyages, on découvre dans Hotel des modèles dénudées installés dans des poses élégantes ou provocantes dans des chambres d’hôtels de Moscou, Paris ou Milan. Les décors hors du temps, dans un camaïeu de bruns, et de tons pastels marqués par les années 60, nous rappellent les mises en scènes de Hope ou Grief. Comme dans Grief, Erwin Olaf insiste sur le détail – des chaussures négligemment ôtées, un verre de jus de fruit qui semble être la seule note de couleur d’une pièce ou la touche d’un répondeur allumé signalant un message.
Put your hands all over my body, Trinity' avec Jan Peter Muilwijk, Carolein Smit et F. Franciscus Cette exposition a pour but d’explorer et percevoir comment trois artistes empruntent, usent et abusent des notions classique sur le comportement humain dans leur travail et comment ils mettent en scène des scènes modernes pour commenter le monde d’aujourd’hui. Jan Peter Muilwijk (dessins), Carolein Smit (céramiques) et F. Franciscus (peinture) partagent le renouveau de l’élément allégorique, l’usage proéminent de l’ironie et l’admiration honnête de l’art dans son sens le plus large.
Galerie "Le Cabinet" 62 rue Saint Sabin- 75011 Paris :
Parler pour ne rien dire / beating round the bush, Emmanuel Régent
"Suite à son exposition au Palais de Tokyo en mars 2010 dans le cadre du prix des Amis du Palais de Tokyo, La galerie Le Cabinet est heureuse de présenter les nouveaux travaux de l'artiste. Dans sa relation à la lenteur, l'absence et l'attente, Emmanuel Régent réunit ses matériaux de prédilection (verre, aluminium, bois) pour intervenir, par de micros décalages, sur des objets de sculpture qu'il contrarie parfois jusqu'à la limite de la rupture."
Sa nouvelle exposition s’intitule «Parler pour ne rien dire», à l’image de ses banderoles de manifestations systématiquement blanches, immaculées et silencieuses, l’artiste invite à relier des morceaux parfois égarés où son geste s’efface au profit de l’objet, comme s’il n’avait pas été là et que le hasard avait fait son oeuvre au gré des courants.
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| Artaïs à la galerie Lucille Corty © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
Artaïs à la galerie Lucille Corty © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
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| Artaïs à la New Gallery © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
Artaïs à la New Gallery © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
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| Artaïs à la galerie le cabinet © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
Artaïs à la galerie le cabinet © Artaïs art contemporain - octobre 2010 |
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